À plus d’un titre

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17 Oct

C’est à quel titre ?

Bien sûr on a tous nos auteurs fétiches. Ceux qui nous enchantent. Ceux dont on a lu tous les livres. Mais sinon. Comment parmi les centaines de titres de cette rentrée littéraire aussi riche que diverse allons-nous choisir ? Quel livre va remporter le privilège de nous intriguer ? Quel est celui dont le titre va résonner comme un écho dans notre intérieur ? Dans un petit sondage « in house », nous avons demandé à notre équipe d’éditeurs de sélectionner les titres chocs, ceux qui attirent, ceux qui interpellent, ceux qui les interpellent. Par souci de cohérence, l’auteur n’occupera qu’une place très secondaire dans nos choix. Et donc que l’auteur et l’éditeur nous pardonnent, ils ne seront pas cités. Alors à nos titres !


Tania

Robert Mitchum ne revient pas

Parce que Robert Mitchum fait partie de mon enfance, des premiers cinés, des films du samedi soir sur la petite télé de mes parents. Il était beau, fort et très américain…

N’entre pas dans mon âme avec tes chaussures

Parce qu’en avril, au Salon du livre de Québec, une auteure suisse a cité ce proverbe tzigane qui m’avait émue. On a tous envie de dire cette phrase à quelqu’un. Et voilà que, 6 mois plus tard, je retrouve cette phrase comme titre d’un livre. C’est un signe.

Tout cela n’a rien à voir avec moi

Parce que j’ai toujours considéré que souvent on ne va pas au fond de ses besoins. J’aurais voulu être écrivain. Juste écrivain. Et aussi parce que je me sens extérieure au monde, comme en décalé. Toujours.

L’homme sans mots

Parce que je connais des hommes qui ne parlent pas. Et je ne sais plus quoi leur dire.

Arrête, Arrête

Parce que souvent on est dans l’excès. Excès d’émotions, d’images chocs, de mauvaises nouvelles, de plats en sauce, de frénésie. Et que c’est un mot qu’on se dit toute la journée et toute la nuit. En sachant très bien qu’on n’arrêtera pas.

Elias

Les évaporés

Parce qu’il évoque des disparitions tout en légèreté, presque imperceptibles, et qui renouvellent le thème de la fuite en lui ajoutant cette qualité gazeuse de l’époque, où il n’y aurait plus que des effets de surface, monde sans gravité.

Nos gloires secrètes

Pour le paradoxe où ce qui en général éclate au grand jour passe du côté de la clandestinité, porté par des héros inconnus, alors que la gloire étalée dans les médias n’est qu’un simulacre qui ne remue plus personne.

Trembler te va si bien

Parce qu’il met au jour le désir dans son émouvante crudité, la joie cruelle où l’on se prépare à manger l’autre qui a peur et qui attend d’être mangé.

Dis-leur qu’ils ne sont que cadavres

Parce qu’il tue d’une seule balle ceux qui sont déjà morts et qui ne le savent pas, ou refusent de le savoir.

Manuel de survie à l’usage des incapables

Parce qu’il pourrait bien me servir, ainsi qu’à quelques autres autour de moi.

Dima

Journal d’un écrivain en pyjama

Parce que c’est l’image que je me fais d’un romancier qui se bat contre la page blanche.

La confrérie des moines volants

Tout simplement parce que le titre est drôle… J’imagine un groupe de moines tibétains qui volent au-dessus de ma tête sur des balais !

Le jour où les skateboards seront gratuits

Parce qu’avec ce genre de titre, le livre est forcément soit extraordinairement bon soit extraordinairement nul.

Le premier vrai mensonge

Parce que c’est celui dont on se souvient tous… qu’on se fasse attraper ou pas…

Le dilemme du prisonnier

Parce qu’on ne peut pas avoir fait des années de sciences économiques sans être attiré par ce titre.

Joelle

Aime la guerre

Pour rayer le titre.

Lutte des classes

Pour voir ce qu’il y a de plus à dire à ce sujet.

Proust contre Cocteau

Pour Cocteau.

En même temps, toute la terre et tout le ciel

Pour connaître la suite !!!

Idiopathie

Pour le mot.

Patricia

Tout cela n’a rien à voir avec moi

Parce que c’est ma devise.

En bande organisée

Parce que ça parle à mon côté OCD.

Guide du loser amoureux

Parce que je vis en éternel mode « loser amoureux » et que j’aurais bien voulu écrire/avoir un tel guide.

Au revoir là-haut

Parce que j’ai besoin d’y croire.

Je ne retrouve personne

Parce que tout le monde s’est marié et a entamé la procédure de procréation.

Et si vous cherchez un titre pour l’œuvre de votre vie, n’usez pas trop vos méninges, certains s’en chargeront pour vous : http://www.omerpesquer.info !

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