« Baladi ya wad », un cabaret juste pour nous

Tania Hadjithomas Mehanna
©Ramzi Haidar ©Ramzi Haidar
15 Apr
« Je veux vendre du rêve, de la poésie, de la beauté… et de cela il ne faut pas avoir honte. »
C’est avec ces mots qu’Alexandre Paulikevitch définit son nouveau spectacle « Baladi ya wad » qu’il présentera les mercredis 15 et 29 avril ainsi que le mercredi 6 mai au Metro el Madina. Un spectacle qui s’annonce festif et nostalgique, authentique et léger, gai et empreint de vague à l’âme. Un véritable cabaret sur scène avec plus de 10 talents réunis autour des mouvements lascifs et précis d’Alexandre. Un hommage à la tradition de la danse baladi, un véritable art qu’il faut impérativement réhabiliter ainsi que l’idée festive du cabaret. L’idée a germé dans la tête d’Alexandre lors de ses multiples voyages au Caire. Au cours de ses formations à cette danse ancestrale, force lui a été de constater que cette tradition se perd et que des 4000 danseuses qui travaillaient en Egypte il n’en reste plus qu’une trentaine aujourd’hui. De retour à Beyrouth et sentant l’urgence de se réapproprier ce patrimoine régional et de le faire redécouvrir au plus grand nombre, Alexandre et ses élèves décident de se promener les soirs dans les rues de Hamra et d’être attentifs au moindre son de musique orientale. Là, la petite troupe investissait les lieux et dansait sans relâche. Devant l’engouement des gens, leur enthousiasme, il devenait évident de remettre cette danse baladi au programme des soirées libanaises avec toute la technique, la dextérité, le professionnalisme qu’elle mérite. Alexandre décide alors de plonger à pieds joints dans le glamour et les paillettes des fêtes de jadis. Un hier où on avait le sens de la fête, du bonheur et de la belle vie.

« “Baladi ya wad” est le spectacle de ma vie. Je veux redonner à cette danse sa place dans la vie des gens et sur la scène artistique. Je veux la prendre loin et pourquoi pas dans les grands festivals nationaux et internationaux. Cela fait partie de notre patrimoine, de nos traditions, de la mémoire collective et de l’âme de la région. Ce spectacle est un revival des scènes mythiques des films égyptiens, des chansons populaires et de cet esprit cabaret qui symbolisait la vraie fête. »
Entouré de musiciens, dans une mise en scène appropriée, avec Ranine Chaar en guest star, des costumes signés Krikor Jabotian et des danses ressuscitées, gageons que « Baladi ya wad » va nous entraîner dans un monde à part, fait de paillettes, de strass, de glamour et où le bonheur et la joie étaient la meilleure politesse que nous pouvions rendre à la vie.

This slideshow requires JavaScript.

Abonnez-vous à notre rubrique 'Nos Émotions'