De Beyrouth au reste du monde | Désamour

Tania Hadjithomas Mehanna
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25 Nov

Hier, dans mon drôle de pays, un ministre surprenant a commis une première. Il a osé pointer du doigt des institutions qui ne respectaient pas les règles élémentaires d’hygiène.

Je dis « commis » parce qu’il a été plébiscité par certains, mais accusé par beaucoup d’autres d’avoir rompu l’omerta. Comment ? On ose dire tout haut ce qu’on s’évertuait à cacher à coups de pots-de-vin, de services douteux rendus et de complicité criminelle ? Et en plus, ce ministre appartient à un groupe politique donné et il faut vite faire de la surenchère quitte à dénoncer une action au service du peuple. Et le peuple dans tout ça ? Tous les psychiatres du monde entier s’accordent pour dire qu’un enfant qui n’a pas été aimé ne s’aimera pas en tant qu’adulte. Il n’aura pour sa personne que mépris et mauvaise estime de soi. Le peuple libanais n’a jamais été aimé.

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