De Beyrouth au reste du monde | Exodus

Tania Hadjithomas Mehanna
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21 Aug

Quand on prononce le mot exode, on a l’impression de plonger pieds joints dans un film de Cecil B. DeMille, de visualiser une colonne d’êtres courbés, vaincus, marchant pieds nus dans le sable sous un soleil pas très ami.

L’histoire malheureuse a connu pourtant bien des exodes. Des mouvements brutaux qui ont conduit des millions de personnes à s’arracher à ce qui faisait leur vie. Comment peut-on perdre son pays, ses biens, ses amis, ses rituels, ses habitudes, le goût de sa vie, ses sourires, son coin de ciel et son identité ? C’est la question que j’ai souvent eu la pudeur de ne pas poser à mes grands-parents exilés, ‘exodés’, à leur corps et cœur défendant parce que Grecs en Turquie, parce que tout d’un coup déclarés étrangers sur la terre qui les a vus naître.

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