Tamyras aime « Beirut Cinema Days »

Florence Massena
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13 Mar

Tous les jours, de nombreuses activités, sorties et soirées sont proposées au public. Parmi cette abondance de possibilités, Tamyras vous parle d’un événement en particulier. Cette semaine, il s’agit du festival « Beirut Cinema Days », du 12 au 21 mars 2015 dans différentes salles de cinéma beyrouthines.

Il s’agit de la huitième édition de ce festival de cinéma centré sur le monde arabe. Du 12 au 21 mars, plus de 200 professionnels et étudiants de l’univers cinématographique se retrouvent pour mettre à disposition du public des documentaires, des fictions et des courts-métrages, cette année 50 films en tout, sur le thème « Cinéma et religion ». L’événement est organisé par l’Association culturelle pour le cinéma Beirut DC en partenariat avec Screen Institute Beirut (SIB) et la Fondation Liban Cinéma, grâce au soutien de l’Ambassade de Suisse, et se déroule dans plusieurs salles : au Metropolis, aux souks de Beyrouth, à l’hôtel Smallville, à l’ALBA et à l’Institut français.

L’ouverture s’est faite avec le film Timbuktu du réalisateur mauritanien Abdelrahman Sissako au Cinemall des souks de Beyrouth et en présence de l’acteur principal Ibrahim Ahmed. Ce film donne le ton de l’édition 2015 : grand gagnant de la cérémonie des Césars 2015 avec sept statuettes, il aborde la vie sous le joug des djihadistes. Les films les plus marquants de cette année sont Léviathan d’Andrey Zvyagintsev, Iraqi Odyssey de Samir Jamaleddine, Return to Homs de Talal Derki, Eau argentée, Syrie autoportrait d’Oussama Mohamad, Shebabs of Yarmouk d’Axel Salvatori-Sinz, Theeb de Naji Abu Nawar, ou encore Eyes of a thief de Najwa Najjar.

Un focus important est apporté sur la Syrie et la guerre, à travers des fictions et des documentaires, et le camp palestinien de Yarmouk, ainsi que sur la Jordanie et la Palestine. La femme et ses luttes dans le monde arabe sont des thèmes très présents dans les films, notamment dans Mother of an the unborn sur une femme infertile en Égypte, et I am Nojoom, Age 10 and Divorced, film yéménite retraçant l’histoire de Nojoom Ali, victime des mœurs de sa société.

Pour ne pas se perdre dans cette programmation très riche, une petite information est nécessaire : si vous êtes férus de films, il faut vous rendre au Sofil, tandis que la sélection classique est présentée au Smallville. Le vendredi 20, comme chaque année, une soirée de courts-métrages (11 au total) a lieu à Metropolis, tandis que le 13 mars est réservé à la rencontre avec des jeunes réfugiés syriens et libanais défavorisés qui ont réalisé des films avec le soutien de l’UNICEF. Le festival se positionne aussi en tant qu’espace de rencontre pour les professionnels de l’industrie du cinéma, arabes et internationaux, ainsi que les talents locaux. Pour favoriser leur travail commun, un événement, le samedi 14 au Smallville, leur permettra de se rencontrer et se connaître.

« Beirut Cinema Days », du 12 au 21 mars 2015

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