Tamyras aime « Lost strange things: On not finding home »

Florence Massena
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30 Mar

Tous les jours, de nombreuses activités, sorties et soirées sont proposées au public. Parmi cette abondance de possibilités, Tamyras vous parle d’un événement en particulier. Cette semaine, il s’agit de l’exposition « Lost strange things: On not finding home » de Tanya Traboulsi, jusqu’au 11 avril à l’Art Factum Gallery.

« Lost strange things: On not finding home » est une exposition de photographies et de documents trouvés, aux accents nostalgiques et à la teinte d’appartenance. L’artiste a pour cela passé deux ans entre l’Autriche et le Liban à photographier des gens, des paysages, des villes ainsi que des objets et des intérieurs. Au travail de l’artiste, 12 clichés au total, est ajoutée une série de photos de famille, des documents et des diapositives. « Ces archives sont présentées comme dans un musée, sur deux tables couvertes de plexiglas, décrit Tanya Traboulsi. J’aime l’idée que l’on puisse voir le matériel réel, juxtaposé avec les images que j’ai prises. »

Celle-ci est touchée de manière très personnelle par le thème de l’exposition, entre familles et connections émotionnelles : « Je suis née d’une mère autrichienne et d’un père libanais, et j’ai grandi entre les deux pays et cultures. J’ai des liens avec les deux, malgré leurs différences, et cela peut être très enrichissant, mais aussi porteur de confusion quand on arrive à la question de l’appartenance. C’était très intéressant d’explorer visuellement la notion de “maison” au travers de photographies dans les deux pays, qui ne rendent pas du tout pareil en images. Mais une fois les séries terminées et les photographies imprimées, reconnaître le pays dans lequel le cliché avait été pris n’était plus si simple… J’ai trouvé cette fusion visuelle assez intéressante. »

Un livre est également sorti pour l’occasion : il s’agit d’une monographie, c’est-à-dire un ouvrage limité, publié par Triton, avec le design du Studio Safar. Avec un prologue de Rayya Badran, un essai de Bariaa Mourad et 116 documents issus de l’exposition, l’ouvrage complète le travail de Tanya Traboulsi. « Je voulais faire plus qu’une exposition de quelques semaines, explique-t-elle. Donc j’ai décidé de créer quelque chose qui “dure”, et que les gens peuvent regarder quand ils le souhaitent. J’aime le médium papier, surtout en cette ère du digital où tout se passe sur un écran. Au final, j’ai aimé avoir l’expérience du processus de création d’un ouvrage, parallèle à celui du développement de mes pellicules. »

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« Lost strange things: On not finding home », de Tanya Traboulsi

Jusqu’au 11 avril à l’Art Factum Gallery

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Le site de Tanya Traboulsi

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