Tamyras aime « Nous, la lune et les voisins »

Florence Massena
unnamed copy featured
27 Aug

Tous les jours, de nombreuses activités, sorties et soirées sont proposées au public. Parmi cette abondance de possibilités, Tamyras vous parle d’un événement en particulier. Cette semaine, il s’agit du festival « Nous, la lune et les voisins », organisé par le Collectif Kahraba et l’opérateur culturel Tarte aux Poires, du 28 au 30 août sur les escaliers Vendôme.

S’installer sur des marches et profiter de spectacles diversifiés et gratuits ? C’est la formule que le Collectif Kahraba a mise en œuvre depuis 2010, au travers d’un festival qui réunit des acteurs culturels du monde entier. « C’est d’abord un moyen de créer des relations humaines et artistiques, décrit Aurélien Zouki, l’un des fondateurs du collectif. La particularité de l’événement se base sur une grande diversité des profils, avec du théâtre, des contes, de la musique, des marionnettes, etc., venus du Liban et des pays voisins mais aussi plus éloignés. » Cette année, une quarantaine d’intervenants seront au rendez-vous. « Le but est de partager des rêves avec le public, car c’est essentiel pour se projeter dans l’avenir, souligne le comédien. Et avec tous les publics ! Même si ce festival se déroule à Beyrouth, les gens du collectif s’efforcent le plus possible de sortir et d’aller dans les lieux où la culture n’est pas très accessible. Par exemple, lors de l’inauguration d’une bibliothèque à Michmich dans le Akkar, les enfants couraient dans les rues en criant « Il y a du théâtre ! » alors qu’ils n’en avaient jamais vu. Même les voisins, qui font désormais partie intégrante du festival, s’y sont intéressés et se sont lancés dans l’aide à l’organisation et l’accueil du public. Au final, on peut tous se rencontrer, partager des espaces ! Des femmes éthiopiennes vont par exemple présenter une performance qu’elles ont préparée, des réfugiés syriens et palestiniens également. De plus, il est encourageant de voir à quel point les gens se jettent là-dedans, s’investissent, même financièrement, pour faire de cette quatrième édition un succès. »

Le public, les artistes, sont les bénéficiaires directs de ce projet artistique et humain, en particulier cette année avec, pour la première fois, des rencontres professionnelles du 27 au 31 août, organisées par Geoliane Arab. L’organisatrice a d’ailleurs présenté ces rencontres comme « une sorte de panorama de ce qui se passe dans la région, avec des acteurs culturels syriens, libanais, jordaniens et palestiniens, qui vont pouvoir présenter leurs activités, en-dehors de la programmation du festival, à des programmateurs culturels internationaux. Il y aura aussi des débats sur la création artistique locale, sur la collaboration artistique, les lieux de résidence, etc. au Dawawine et à Station Beirut. » Les rencontres sont ouvertes par inscription aux acteurs culturels et aux journalistes, à cette adresse : a.geoliane@gmail.com. « On cherche à faire disparaître les barrières géographiques et mentales entre les programmateurs et les artistes, pour échanger de manière conviviale et simple les soucis des uns et des autres, leurs projets et leurs espoirs, ajoute-t-elle. Cet événement n’est pas commun au Liban, et nous espérons qu’il sera repris par d’autres initiatives, ici et dans la région. » Derrière cette opportunité de mise en relation de deux univers culturels, se cache aussi la volonté de créer des liens pouvant mener à de futures collaborations. « Les rencontres professionnelles permettent aux artistes de rayonner dans un cercle plus large, de voir d’autres manières de faire et de respirer un peu, en se nourrissant les uns des autres, estime Aurélien Zouki. C’est cette énergie qui est à l’origine du festival, et nous y tenons. »

Festival « Nous, la lune et les voisins »

Du 28 au 30 août aux escaliers Vendôme

Sur Facebook

Le programme

Abonnez-vous à notre rubrique 'Nos Émotions'