Photomed Liban 2015, mode d’emploi

Florence Massena
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02 Feb

Le festival « Photomed Liban » réunit cette année pas moins de 17 expositions, dans dix salles, de Jisr el Wati à Beirut Souks, en passant par le siège de la Byblos Bank, l’Institut français, Le Gray et Saifi Village. De quoi se perdre dans les dédales des rues beyrouthines ! Tamyras vous propose un parcours qui vous permettra de tout voir en une demi-journée.

Pour commencer, direction Jisr el Wati, à côté du marché du dimanche, plus précisément à la galerie Station. On y trouve « Les femmes de Sidi el Houari » d’Arslane Bestaoui, photographe algérien sélectionné par le World Press Photo, aux côtés des « Réalités abstraites » de Serge Najjar, gagnant du concours Photomed de l’an passé. En bonus, une salle entière est réservée à la Maison Européenne de la Photographie à Paris, qui présente sa collection de vidéos d’artistes.

Ensuite, à mi-chemin entre Sodeco et Sassine, le siège de la Byblos Bank accueille le travail de l’invité d’honneur du festival Mimmo Jodice, « Mediterraneo », qui entraîne le public à la découverte de l’antiquité, ravivée par sa prise de vue, méditerranéenne. Il faut cinq à dix minutes de voiture, selon la circulation, pour rejoindre la prochaine étape : l’Institut français. Sont exposées les séries « Welcome on Board » de Patrice Terraz, une plongée déconcertante dans l’univers des marins abandonnés, et « Les petites îles italiennes hors saison » de Bernard Plossu, qui donne envie de voyager.

Il faut ensuite se rendre à Saifi Village, à la SV galerie, pour découvrir les « Cadets » de Paolo Verzone, et, non loin de là, « Portraits d’Orient » et « Voyages en Orient » à la galerie 169. Il s’agit d’une exposition patrimoniale rendue possible par la Bibliothèque Orientale, qui a prêté une partie de sa collection de photographies prises par les Jésuites au Proche-Orient, et celles du voyageur Charles Lallemand, coloriées à la main. Pour continuer sur les pas de l’Histoire, rendez-vous au sixième étage de l’hôtel Le Gray, où se trouve « Beyrouth en mouvement », une sélection de photographies prises dans les années 50 à 70 pour le ministère du Tourisme libanais.

Enfin, voici arrivée la dernière étape du parcours « Photomed Liban 2015 » : les souks de Beyrouth, du côté des bijoutiers, avec quatre lieux d’exposition. On peut commencer par la Beige Galerie, qui accueille « Songes et Visions » et « La scène du quotidien », deux séries collectives sélectionnées par la commissaire pour l’Italie Alessandra Mauro, et présentant cinq photographes italiens. Juste à côté, on retrouve « Les Marocains » de Leila Alaoui à la Black Gallery, des portraits de villageois en tenues traditionnelles. À l’Information Center, au rez-de-chaussée, les photographes espagnols Angel Albarràn et Anna Cabrera discutent la multiplicité de l’univers avec « La bouche de Krishna », tandis que le célèbre photographe japonais Keiichi Tahara présente « Les anges de Croatie » à l’étage. Pour finir, après cette avalanche de couleurs et de formes, on peut se laisser aller à la rêverie avec la série de paysages marins « Dreamland », de Barbara Luisi, à la Glorietta Gallery.

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