Beyrouth je te Haime

630x427@1x (3)
08 Nov

Beyrouth ma douceur, Beyrouth ma douleur, on est nombreux à entretenir avec la ville une relation basée sur des exacerbations. Beyrouth je t’aime, je te hais, je te quitte, je te retrouve. On pourrait en dire tant sur cette ville qui ne laisse pas indemne. En réalité, nous sommes si profondément enracinés dans chacune de ses ruelles, de ses avenues, de ses trottoirs, de ses faux pas, de ses victoires et de ses échecs, de ses rêves et de ses douleurs, de ses idées et de ses peurs, de ses slogans et de ses volcans que nous ne faisons qu’un avec la ville. Une immersion totale qui fait que l’on se noie dans Beyrouth et que l’on se noie aussi loin de Beyrouth. Naître à Beyrouth c’est vite devenir insatiables, acquis à une cause éternelle et éternels amoureux dans une relation amour-haine souvent épuisante. Atterrir à Beyrouth, c’est vite s’immerger dans une ville chaos, une ville difficilement descriptible auquel aucun qualificatif ne semble vraiment convenir. Vivre à Beyrouth c’est vite devenir adeptes d’une way of life que l’on célèbre ou que l’on dénonce c’est selon. Ces allers-retours incessants entre l’acceptation et le renoncement, les déclarations et les fustigations, les exaspérations et les sourires ne laissent jamais indifférents. Et c’est peut-être cela le plus intéressant…

Pour en parler, ce vendredi 11 novembre 2016, une table ronde à 19 h à l’agora et dans le cadre du Salon du livre francophone de Beyrouth au Biel, Anne Defraiteur Nicoleau, Serge Yazigi, Valérie Cachard et Jean Cassir. Anne Defraiteur Nicoleau signera pas la suite sur le stand Tamyras son roman Palace Café, sélectionné pour le Prix France-Liban.

Beyrouth, conformation de l’ombre plus belle que son poème, moins dure que sa réputation, elle nous tend les appâts de mille cités ouvertes et d’abécédaires inédits : Beyrouth notre unique tente Beyrouth notre unique étoile.
Mahmoud Darwich, 1984

Abonnez-vous à notre rubrique 'Notre Univers'