Envies de vivre des livres

Tania Hadjithomas Mehanna
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17 Mar

Je voudrais vous raconter des histoires. Des histoires de vie. Des histoires de femmes aussi. Parce que ces histoires sont belles, Parce que ces histoires sont fortes. Pleines d’émotions et d’amour aussi. Et de l’amour on attend. On attend et on prend.

Il y a Carla qui dessine, « sketch » et peint. Carla qui, un jour, est sortie de chez elle. Carla qui a arpenté des rues qu’elle ne connaissait pas. Qui a rencontré des maisons, des histoires, des gens, des trésors cachés, des palais en sursis. Et pour les protéger, les garder et les raconter, Carla les a « sketchés », les figeant ainsi dans la couleur mais surtout dans la lumière. In Beyrouth est un carnet de voyage qui nous prend dans les détours et les découvertes d’une ville qui nous fait rêver et pleurer. Et parfois en même temps.

Il y a Zeina qui a exorcisé sa douleur d’avoir perdu une partie d’elle-même, son fils. En mettant ses larmes en mots, elle a raconté la traversée solitaire qui permet de transcender le noir et y apporter de la lumière. Son fils est devenu une étoile. Et sa mort un tremplin pour des actions justes au service d’une cause noble. Sauver, soigner et prévenir sont devenus les leitmotivs de cette femme extraordinaire qui porte son message loin. La Traversée est un livre fort et lumineux. Bouleversant et constructif. Universel et unique.

Il y a Dina qui enseigne, cuisine et se souvient. Dina qui a quitté un jour son village natal de Marjeyoun sans jamais vraiment pouvoir partir. Dina qui, de l’Allemagne où elle a fondé une famille, continue les gestes ancestraux qui donnent de vrais goûts à la vie. Dina n’a jamais oublié comment faisaient sa mère et sa grand-mère pour mettre autant d’émotions dans leurs recettes. Et c’est un vrai livre d’amour que nous livre Dina avec des plats typiques du sud du Liban, des anecdotes familiales et uniques, des souvenirs de nos enfances. Le goût de Marjeyoun est un livre précieux parce qu’il perpétue et transmet.

Et enfin il y a Myriam. Myriam qui a porté jusqu’au bout le projet de son père Albert. Albert, né au Liban, de confession juive, et qui a dû quitter son pays vers la fin des années cinquante, le cœur déchiré et l’âme meurtrie. Albert, qui n’a jamais oublié son enfance heureuse et inquiète, ses habitudes beyrouthines et qui a raconté cette tranche de vie. Albert s’en est allé rejoindre les étoiles avant la parution de son livre. Et Myriam s’en est allée découvrir à quoi pouvaient ressembler les mots de son père, ce pays dont il ne s’est jamais remis et ses amis qui ne l’ont pas oublié. C’est ici ou la mer est un livre d’émotions. Celles d’un homme qui n’a jamais pu oublier. Celles d’une jeune femme qui a plongé dans les couleurs et odeurs dont ne cessait de lui parler son père. Celles enfin de toute une communauté qui a dû abandonner derrière elle ses rêves et son pays.

Retrouvez prochainement ces femmes:
- Journées du Liban à Paris | Halle des Blancs-Manteaux : Samedi 19 Mars à 11 heures
- Salon du Livre de Paris | Stand Liban N95 : Samedi 19 mars à 16 heures
- Signatures Tamyras à l’Office du Tourisme du Liban à Paris : Mercredi 23 mars à 18 heures

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