Femme et âme

feat
08 Mar

Femmes

Toi qui donnes et qui aimes. Toi qui est vie et espoir. Toi qui est paix et amour. Tamyras te rend hommage, femme de partout dans le monde, femme de tous les défis, femme de toutes les batailles et femme de tous les sourires.

« Les femmes me paraissent libres, maîtresses de leurs mouvements. Ni arrogantes, ni écrasées, elles présentent un sentiment d’unité dans leur personne, une adéquation de leur esprit à leur vie. » Etel Adnan, Des villes et des femmes, Tamyras

« Que représentait cet anneau ? Un étau à l’intérieur duquel devait évoluer le couple sans espoir de sortie, ou un espace fermé isolant leur union de toute intrusion ? Quoi qu’il en soit, sa nouvelle vie était engagée, quelle serait-elle ? Elle n’en savait rien, voilà quel était le destin des femmes. » Nayla Aoun Chkaiban, Celle que tu es devenue, Tamyras

« La nuit finit par tomber. Avant de me séparer de ma mère, je lui prends les mains et les embrasse, de même que son front. Elle me dit que je vais lui manquer, avant de sourire et de rectifier : ‘‘Je suis bête, c’est moi qui pars’’. » Zahi Haddad, Au bonheur de Yaya, Tamyras

« Cette caresse m’a fait prendre conscience que j’étais désormais mère et que j’étais encore en vie. Ainsi mes douleurs et mon impression de dédoublement n’étaient que des signes transitoires entre le tumulte de l’accouchement et la paix de ce moment où le nouveau-né se retrouve dans les bras de sa mère. » Zeina Kassem, La Traversée, Tamyras

« Jusqu’ici je subis la prison avec ce que j’ai de plus instinctif, de plus primitif : l’amour de la vie. J’ai repris conscience à la vie dans ces murs où chacune d’entre nous est enfermée dans ses schémas de souffrance, tenue en laisse par ses propres démons de culpabilité et de douleur bien plus que par les barreaux. » Joelle Giappesi, Les murs ne font pas la prison, Tamyras

« Mais d’autres femmes, plus subtiles, lâchent progressivement les brides, canalisent leur énergie ailleurs. Ces femmes s’assument en choisissant d’autres chemins pour franchir sans risque les caps successifs de l’échéance ultime du déclin. » Carla Aramouni, Cadence libre, Tamyras

« Mama, Beyrouth a l’air affamé. J’ai longtemps résisté à l’idée de venir ici, tu aimais tellement cette ville. J’étais jalouse de Beyrouth, tu y as vécu sans moi ; tu es tombée amoureuse ici, tu as été à l’école, tu as voulu découvrir ta personnalité. » Tala Abou Rahmeh, « Maman », Beyrouth, chroniques et détours, Tamyras

« Mes pensées vont à toi. Tu es celle que j’aurais aimé être. Celle que j’aurais aimé suivre aveuglément. Pourquoi ne t’ai-je pas connue plus tôt ? Nous aurions pu toi et moi changer la face du monde. » Cyril Hadji-Thomas, Le parti de l’Homme, Tamyras

« Citoyenne du monde ? Oui mais qu’est-ce que ça veut dire ? Et puis si c’est vraiment la langue qui décide, alors francophone, arabe francophone, c’est compliqué. Orientale ? Oui, dans les hanches, c’est là que je suis le plus orientale. Carole Ammoun, « Tu finiras vieille fille », Nouvelles d’une guerre ancienne, Tamyras

« Je suis une courtisane beyrouthine. Fière de ce qui reste de cette ville mille fois reconstruite. Fière de ses quartiers à caractère traditionnel, fière de ses marchands ambulants, des trous sur les murs signes d’un temps passé, des klaxons, de l’Est comme de l’Ouest, fière de ses hommes qui vous prennent en balade le long de l’unique corniche apprécier au loin le cliquetis de la nuit qui s’éveille. » Malek Ghorayeb, « Courtisane urbaine », Nuits Beyrouthines, Tamyras

« Mon vrai prénom est Yolla, mais les vieux du village n’arrivaient pas à le prononcer et m’ont rebaptisée Thérèse. » Diane Mehanna et Marielle Khayat, Losing Touch, Beyrouth des petits métiers, Tamyras

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