L’éditeur et le livre : « Palace Café »

Tania Hadjithomas Mehanna
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27 Oct
Palace Café de Anne Defraiteur Nicoleau , aux Editions Tamyras.

Quand on étouffe dans Beyrouth, il est parfois salutaire de s’éloigner un peu. Et quand on étouffe dans l’histoire dense et souvent lourde de Beyrouth, il est souvent salutaire d’entrevoir d’autres perspectives.
Palace Café est un miroir. Un miroir qui reflète la réalité libanaise. Un miroir qui reflète nos traumas d’après-guerre, nos douleurs enfouies et nos silences étouffés. Ce livre est bouleversant par sa clarté, sa clairvoyance et sa sensibilité. On se laisse porter par les mots d’Anne Defraiteur Nicoleau qui a su si bien, au cours de ces quatre années passées au Liban, nous comprendre. Et on s’en va. Dans un passé lointain, une réalité plus proche. Sur la corniche, à Tripoli et à Jezzine. Sur les traces d’Antoine, rentré au Liban après quinze ans d’exil, avec une valise trop lourde. Sur les traces de notre propre passé si difficile à dépasser.
On dévore ce livre comme une catharsis ou comme une plongée douloureuse, c’est selon. Un travail nécessaire. Et un travail sous le prisme de la littérature qui incite à une réflexion qui devrait être le début d’un long processus de guérison. Merci à l’auteur d’avoir si bien cerné notre réalité et de nous donner les moyens de la transcender.

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