Table ronde “De l’étoffe des rêves”

03 Dec
« Nous sommes faits de l’étoffe des rêves et notre petite vie est entourée de sommeil. »Shakespeare

” Nos petites vies aujourd’hui sont entourées de violences. Partout. Des images insoutenables, des nouvelles angoissantes, des guerres autour, des guerres annoncées, des perspectives d’avenir assez sombres. Nos vies sont devenues batailles.

Rêver ? on ne sait plus trop comment. Et souvent on a juste envie de fermer les yeux et de nous héliporter dans un autre monde. Un monde qu’on imagine en rêve. Fait de paix, d’amour et de lumière mais aussi de réalisations, de concrétisations, de défis relevés, d’exploits réalisés. Ghandi a dit : « Sois le changement que tu veux voir dans le monde. » Alors si on disait qu’aujourd’hui face à nos enfants, aux autres et à nous-mêmes nous n’avons pas le droit de ne pas rêver. Nous devons faire de nos rêves des moteurs, des sources vives, des hymnes à l’être humain et son intelligence. Kurosawa a dit que l’homme a du génie lorsqu’il rêve. Alors peut-être que nos rêves ne se réalisent que lorsqu’ils sont assez beaux.

Lorsque je me suis dit que j’allais m’octroyer le droit de rêver, j’ai regardé autour de moi et je les ais vus. Et une phrase de Mark Twain m’est venue à l’esprit : « Ils savaient que c’était impossible alors ils l’ont fait. » J’ai le plaisir de me tourner vers Maxime, Melhem, May et Daron. Maxime est monté très haut et il est allé très loin. Il a su instaurer un vrai dialogue avec les jeunes et donner un exemple de persévérance et de foi. Melhem a rêvé d’un Liban uni, d’un Liban d’amour alors il le crée tout simplement. Il réunit les Libanais, reconstruit des quartiers et il ne doute jamais, jamais. May el Khalil a su en 10 ans inscrire le marathon de Beyrouth dans les évènements sportifs internationaux importants. Son histoire est belle, courageuse et exemplaire. Elle est tombée, elle s’est relevée, elle a rêvé et elle a fait courir et rêver tout un pays dans un très beau geste d’union. Daron enfin qui est venu de son Angleterre jusqu’au Liban pour éditer un livre. Un livre important. Un livre qui contient un rêve, celui de sauver le monde. Impossible ? Utopique ? Pas sûr.

Il ne faut pas toujours penser que lorsqu’on rêve on doit fermer les yeux. Je laisse la parole à ces hommes et cette femme qui, en ayant réalisé leurs rêves, ont su nous donner la permission de rêver. Maxime ? “

Tania Hadjithomas Mehanna

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