Un policier oui ! Mais lequel ?

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18 May

Un des genres littéraires les plus appréciés est certainement le roman policier. Ce genre de livres répond souvent à ce qu’on attend en réveillant chez nous le goût du sensationnel, le battement de cœur essentiel et surtout l’impatience du suspense pour connaître le dénouement. Idéal à lire en vacances, à l’ombre d’un parasol ou sous un arbre, le thriller réveille en nous l’adrénaline nécessaire pour vibrer en tournant les pages. Mais même dans cette catégorie spécifique, il existe plusieurs genres suivant les goûts et les envies.

D’abord le roman d’énigme à la Agatha Christie. Jusqu’à la dernière minute, l’auteur use de toute son habileté pour brouiller les pistes, fabriquer de faux indices et bien préparer sa scène finale. Gentil et intelligent, ce genre de policier se déroule en général dans un milieu cossu, bourgeois et plus habitué aux garden parties qu’aux petits meurtres entre amis. Les personnages sont sympathiques et attachants et démontrent une patience infinie pour dénouer l’écheveau. À lire dans sa rocking chair.

Le roman gore dégoulinant de sang et de viscères a eu son heure de gloire dans les années 90. Plus c’était invraisemblable et plus le lecteur mordait, secrètement attiré par les scènes les plus macabres. La fascination pour ce genre de roman réside dans l’imagination débordante des auteurs qui balancent leurs fantasmes d’épouvante et d’horreur sur le pauvre lecteur qui en fait des cauchemars la nuit mais en redemande pourtant encore et encore. Un peu comme la série Game of Thrones qui ne fait pas dans la dentelle mais qui est devenue une véritable série culte même si parfois la violence ne semble pas avoir de limites. À lire si vous êtes un peu maso.

Le roman noir de noir privilégie les environnements violents, sectaires et tourmentés. Dans une ambiance marquée par une guerre, une vraie crise de société ou des mouvements politiques, le crime devient accessoire pour désigner ou dénoncer une atmosphère noire. Le déroulé est lourd, pesant et généralement le policier ou l’enquêteur est un vrai dur à cuire, habitué à évoluer dans ces milieux hostiles. À lire pour comprendre la violence du monde dans lequel nous vivons.

Le policier au suspense haletant nous transporte dans le sillage de la victime qui n’échappera pas à son bourreau. Un ou plusieurs meurtres se préparent et nous ne serons que les pauvres témoins d’une course poursuite contre la montre. La tension est à son paroxysme et les rebondissements multiples. Dans un huis clos, le criminel guette sa proie et le jeu du chat et de la souris s’applique autant dans le roman policier qu’entre l’auteur et le lecteur. À lire si vous avez assez de temps pour finir le livre d’une traite.

Le thriller mouvementé à la Dan Brown nous entraîne dans plusieurs pays, plusieurs époques et réveille en nous des questions enfouies, des énigmes non résolues, des croyances non prouvées. Une chasse au trésor, au meurtrier, à la vérité qui nous ramène un peu à notre enfance où trouver un objet caché était une vraie partie de plaisir. De chapitre en chapitre, on survole le temps et la géographie et on adore passer du Moyen-Âge au XXIe siècle et des mystères des templiers aux technologies ultra sophistiquées. À lire pour s’amuser.

Le roman policier psychologique pervers nous entraîne dans la tête du serial killer qui aime faire longuement souffrir ses victimes et embrouiller l’enquêteur. Le cerveau en ébullition, les pires travers de l’être humain sont passés en revue et rien n’est épargné au pauvre lecteur qui regardera autrement son voisin de palier. En face du meurtrier, l’enquêteur ou le policier se doit d’être aussi tordu pour prévenir les intentions perverses du criminel. À lire si on a aimé Le silence des agneaux.

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